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julie Navarro
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Ushuaia yemen












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faris et fabrice









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YEMEN 2006
par : Claire


julie Navarro

Quelques souvenir en vrac de ce voyage

- LE FILM DE KALOU !!!(Avi 40Mo)
- Le journal plein d’humour de Padac
- Récit de Jm
- Les photos de Romain : http://planetyemen.free.fr/album/in...
- http://worldlook.free.fr/voyage/200...
- Les photos de tortue géniale
- Les photos de Jo
- Les photos de Géraldine

Autres articles sur le Yemen

- Article Ushuaia Magazine
- Pleure ô reine de SabaSortie en librairie


Le Yemen, une terre aride, désertique par endroits et dont la suprême beauté vient de l’oeuvre des hommes...

(comme quoi quand ils veulent !!) oui le Yemen s’appelle peut être Arabia Felix alias l’Arabie heureuse, il n’est demeure pas moins que cette fin de péninsule du désert de l’Arabie avec ses belles montagnes roses
et sa végétation diverse , est tout de même constituée en grande partie par le ... désert !

Un beau désert, certes, un désert de reliefs , de canyons, d’une grande gamme subtile de couleurs , si les paysages de ce territoire coupent le souffle, c’est bel et bien l’architecture créée par l’homme depuis de millénaires,
créée avec cette terre, dans les tons de son environnement, des constructions géantes et humaines, fondues dans un paysage où imbrication et nature se fondent, se rejoignent.

Jusqu’à cette dernière semaine, le Yemen n’était pas la destination consacrée du Roller !!!

Et maintenant...une cinquantaine d’entre nous sont venus participer au Premier marathon roller d’Al Mukalla et voir la vie en roller sur les routes yéménites !!!et depuis...


Voilà notre histoire

Il faut se lever tôt (très tôt) pour partir au Yemen et après une longue journée en avion, on arrive le soir à Sana’a la capitale, pour gagner la ville on emprunte d’abord une large avenue puis soudain une flèche « downtown » indique un chemin alambiqué où on longe des rues animées et bordées d’échoppes de toutes sortes à la mode orientale jusqu’à la cité ancienne et ses maisons comme surgies des temps bibliques.

Et nous, le groupe de rollers qui venons ici pour la première fois, nous nous retrouvons face au chameau qui tourne la meule devant l’hôtel Arabia Felix, un de ces hôtels installés dans une maison patriarcale, en plein « centre ville », avec des petites chambres aux fenêtres à vitraux ,aux murs blanchis à la chaux, aux étages vertigineux, et tout là-haut la mafradge, la chambre du maître de maison, l’endroit délicieux avec vue sur la ville et les toits où il pouvait se retirer...

Dès le lendemain matin les excursions commencent. Le Yemen a de nombreux trésors d’architecture à nous révéler.

Nous partons vers le Nord ouest pour un des plus beaux « clichés » du Yemen : le « chateau » construit sur le rocher Dar Al Hajar, maintenant protégé et restauré par le Patrimoine, c’est une vraie partie de cache-cache de le visiter !!! Le « chateau » appartenait au seigneur du lieu et depuis il est transformé en musée (très bien restauré).

La chaleur est torride dans cette région, les habitants sont couverts de la tête aux pieds surtout pour se protéger du soleil redoutable de la mi journée, nous sommes proches de l’équateur et presque dans le désert.

les 12 véhicules de notre caravane impressionnante repartent vers la cité ancienne de Thulla, et la vieille ville (maintenant un village) de Haddadah et sa « fontaine » où l’on se baignait avant la prière (maintenant l’eau est un peu croupie et des algues vertes parsèment le chemin alentour) mais la beauté des lieux est bien là... et on monte, on gravit la montagne pour atteindre un village haut perché d’où la vue est imprenable !!! c’est la citadelle de Kawkaban, et quelle belle descente en roller........ on ne la fera pas mais revenus en bas , dans la vallée, la première rando au Yemen s’organise : en tête les plus rapides avec une voiture qui ouvre un peu en arrière les « moyens » puis les plus lents, il faut reconnaître qu’on est un peu ramolli par nos heures d’avion encore proches et l’émerveillement devant ce pays nouveau et son accueil chaleureux - nous avons déjeuné à Shibam au Hameda restaurant, tables basses, cuisine nouvelle pour nous...

Et maintenant c’est quatre groupes de niveaux de rollers qui s’échelonnent sur la route parfaite (revêtement) pour patiner, sous les yeux ébahis des habitants du pays !!!mais aussi avec leur sourire et leurs encouragements le climat est radieux, juste frais comme il se doit en montagne (il est 4h de l’après midi), la route est lisse et le paysage est celui que l’on souhaite lorsqu’on fait un voyage Planet Roller, un beau décor naturel , grandiose, avec les couleurs du soir qui commencent à saupoudrer la montagne rose...

Ce premier périple roller est juste une balade sur les routes du Yemen, surement la première balade de cette sorte au monde !!!
on n’insiste pas pour continuer (malgré l’envie de certains) on sait que nos hôtes stressent un peu devant ce nouveau genre de déplacement,
on est bien gardés et bien entourés par la milice locale armée de bazookas et multiples kalachnikov, le talisman des hommes du Yemen !!!

Et nos chauffeurs entre deux mâchonnement de feuilles de quat comprennent à merveille comment nous suivre ou nous précéder (selon où ils se trouvent par rapport à nos groupes ) on s’exprime avec les mains, en anglais , comme on peut , ces chauffeurs là ont le sens du roller !

La rando improvisée est une vraie rando organisée !

Le soir nous dînons dans un fameux restaurant de poisson de Sana’’a et c’est l’occasion surtout de rencontrer notre bienfaiteur, j’ai nommé Monsieur Faris Sanabani, c’est lui qui a soutenu ce projet de faire venir des rollers au Yemen depuis le début, il s’est engagé financièrement (il n’ y a qu’à comparer les prix des voyages au Yemen habituellement avec celui qui nous a été proposé !!!

Faris est un mécène pour nous, il accumule les attentions généreuses pour que nous soyons heureux au Yemen, il est le « big boss » d’un journal quotidien , le Yemen Observer (page scannée en bas de cet article) et d’un magazine « Arabia Felix » (id) dans lequel un article fait par Benjamin patineur avec nous et redac chef (pour un autre mag) paraitra .

Mercredi matin grand départ pour Al Mukalla !! en avion lignes intérieures, nous transportons tout notre « barda » (c’est le mot arabe pour dire bagages) car nous ne reviendrons pas à l’Arabia Felix qui est aussi notre hôtel (il est complet, on comprend pourquoi : il est super !!!)

Al Mukalla est au bord de l’Ocean et au bout du « désert »... on s’approche du sultanat d’Oman dans laquelle se trouve la plus grande étendue de sable de toute la planète...

Notre installation se fait au Holiday inn où j’avais été moi même reçue lors du voyage de reconnaissance , l’Holiday inn est très confortable et son directeur est aux petits soins pour nous (photo de groupe avec lui sur les marches du restaurant) !

Chambres très confortables , toutes avec vue sur la mer, les barques de pêcheurs au petit matin, le soleil levant dans un ciel rose, la plage aux eaux transparentes à nos pieds , nous laissant apercevoir les poissons multicolores, et au loin la ville blanche d’Al Mukalla que nous allons traverser demain matin à l’aube en marathon premier du genre , dans tous les sens du terme !

Car le marathon est fragile avec ces temps de tension à cause de dessins caricaturaux parus en occident...nous les rollers sommes « a » tout !!! apolitiques, areligieux, a......... au roller seulement lorsque nous nous rassemblons.

Ce message va surement arriver sans malentendu aux oreilles du gouverneur car le soir nous aurons une réception des plus amicales : diner traditionnel à l’hôtel Hadramaout , danses yémenites auxquelles nous sommes invités à nous joindre, musique orientale, et cadeaux aussi beaux qu’inattendus pour nous tous : une robe brodée pour chaque fille et un pagne traditionnel pour chaque garçon.

Le marathon (revenons à ce matin) a eu lieu en fin de comptes dans les meilleures conditions, les 40 rollers sont sur la ligne de départ devant l’hôtel Holiday inn , là où la route est si large et bien revêtue !! les véhicules de l’armée sont devant, la presse locale, les caméras, nous mêmes avec nos appareils de photos, et chacun avec le tee shirt du Premier marathon Roller au pays de la reine de Saba, sponsors : Sabafon le groupe de téléphonie mobile la plus performante du monde !!! un peu quand même car nous sommes tous reliés à nos opérateurs français comme si nous étions en France !

La veille, Khadija et moi avons été reconnaître le trajet une ultime fois, un métreur était bien venu le faire mais personne ne savait d’où il était parti, donc Khadija et moi avons constaté les dizaines de mètres indiqués en parcours fléché sur les bordures et trottoirs... et avons finalement opté pour le départ simple de là où nous nous trouvions pour y retourner ! Et tous les 5 kilomètres un ravitaillement en eau en bouteille.

Le soleil se lève vite et tape bientôt mais les marathoniens sont en groupe serrés devant , les habitants d’Al Mukalla les regardent et les encouragent, ils font mieux ils indiquent la route car nous sommes tous éparpillés sur les 25 km retenus.

Enfin parfois ils envoient ailleurs en toute bonne foi ! On visite un peu la ville en roller ainsi ! et à l’arrivée le soleil est déjà chaud , il est 10h une belle jouréne de farniente à la plage nous attend !!!jusqu’à notre belle réception du soir.

Le lendemain matin on part à 6 heures pour visiter la vallée de l’Hadramaout...

ok on aurait bien dormi et folâtré dans Al Mukalla avec les enfants en patinant et initiant au roller en ville et cette excursion si lointaine (il y a plus de 300km pour atteindre le paradis des sables donc le double dans la journée...) nous est offerte soudain !

Personne ne saurait résister à une telle offre et il faudra bien reconnaître qu’au retour de ce « voyage » nous ne serons plus jamais les mêmes !!!

La vallée de l’Hadramaout est cette région superbe , très ancienne, cités de sables, construites avec les matériaux du désert, avec cette élégante architecture qui fait le cliché du Yemen ! Des bergères en habits noirs et chapeaux de paille pointus de la même forme que ceux de nos sorcières des contes, crient après de petits troupeaux de chèvres et de chevreaux, leurs démarches élégantes est un spectacle qu’il ne faut retenir qu’avec nos yeux, toute photo serait détruites à coup de pierres lancées sur le photographe !!!

le premier site que nous verrons se trouve dans le creux d’une vallée, un village de toute beauté construit sur un rocher comme un gros champignon, et nous en haut de la falaise, entourés de militaires armés contemplant cette merveille sans en croire nos yeux encore ensommeillés !! et tout au long de cette journée nous traversons des villages plus beaux les uns que les autres, les maisons encore habitées côtoient les ruines et à midi nous sommes les invités d’un seigneur local dans sa belle demeure de Khaylah, (page scannée du dépliant) cette immense demeure est toute recouverte des plus brillantes couleurs, comme un immense lego, comme un gâteau aux couleurs acidulées !

Un groupe de danseurs et musiciens nous accueillent avec youyous et sourires et nous guident jusqu’au salon recouvert de tapis d’orient où un petit déjeuner gargantuesque nous est offert.

- ET DU MIEL -

Du miel de l’Hadramaout !!! le meilleur miel du monde !!.

Et c’est l’arrêt aux portes du désert ! Il fait 50° !!! le silence est total !!
nous parcourons les ruelles ombragées de Shibam, la fameuse ville aux grattes ciel, les plus vieux grattes ciel du monde, ils ont 500ans, la manhattan du désert ! Et c’est vrai, sur les remparts de Shibam on entend le silence du désert !

Avant de commencer l’après midi le déjeuner est servi à l’hôtel Al Hawta, envoûtant palace des mille et une nuits, je dors un peu dans un patio frais où un djin caché dans une grosse jarre veille (j’espère) sur moi... !

l’architecture des ces demeures est un miracle de climatisation naturelle...

Plus tard nous arrivons à Seyyun, le palais de toute beauté , dont la terrasse balaie l’horizon...

et toutes ces photos témoins de la vie dans cette région au début du XXéme siècle, qu’est ce qui a changé ? Peu de choses, tout le monde a un téléphone portable (le miracle Sabafon !!!)

Les hommes sont assis en tailleur les genoux retenus par une bande tissée et machonnent leur qat qu’ils gardent dans un sac en plastique à côté d’eux, le soir tombe avec la prière qui résonne dans la vallée...

Nos chauffeurs, bourrés de quat sont pourtant des as du volant car la nuit est tombée et ils conduisent durant les 5 heures de routes sans une faille sur ces routes en lacets, enjambant la montagne à la clarté de la pleine lune qui jette une lumière de cinéma sur le paysage désertique ; à Al Ghurfa, nous croisons les camions envahis des jeunes qui hurlent leur joie d’avoir gagné le match de foot cet après midi ! Toute la ville est en liesse...

le reste du trajet se fait dans le demi sommeil des uns et des autres, j’ouvre un oeil rond de temps en temps pour ne pas louper le paysage fantastique de la montagne la nuit ! Et cette nuit nous passerons une belle nuit de sommeil car l’avion pour Sana’a demain est à midi

A Sana’a nous sommes dans 2 hôtels de la cité ancienne, le Golden et le Taj tahal, situés à une encablure l’un de l’autre.


Le grand moment de cette dernière journée sera la rando pleine lune dans Sana’a la nuit !

Avant de rouler ce soir charmant diner en musique à l’Arabia Felix. J’attends 23h pour donner le départ, Gildas mène la rando avec son plan, c’est le grand moment pour moi et les rollers qui aiment les villes la nuit ! C’est notre rando, la pleine lune nous illumine en sus ! Les loups garous de Planet Roller parcourent les ruelles à peine éclairées, les moucharabiés , les fontaines, les carrefours aux échoppes fermées pour la nuit, les chiens qui aboient à notre passage (les chiens aboient la rando passe) notre passage qui est souvent le même trajet jusqu’à ce que nous trouvions une sortie sans (trop) de pavés ! les 2 Claudia nous rejoignent après un hammam et la rando continue surveillée du coin de l’oeil par les sentinelles (armées toujours) qui poireautent la nuit dans Sana’a, une bonne initiative consiste à leur montrer notre tshirt du marathon, comme le pays a entendu parler de ce groupe de 40 rollers sous la bonne garde d’Ali (on l’a pas fait exprès mais on le revendique) ! ces jeunes soldats qui nous envient sûrement de parcourir leur ville au bitume parfait,
nous guident de leur mieux, au moins avec leur sourire !

Quelle équipée !! une rando pleine lune à Sana’a !! je recommence quand on veux !


Le dernier jour passe trop vite, ce dimanche matin nous avons une conférence de presse à l’hôtel Taj Sheba, la même question revient toujours de la part des journalistes locaux « que pensez vous du Yemen ? Que pensez vous de l’accueil qui vous a été fait ? » et bien nous sommes enchantés, nous n’en attendions pas tant ! nous les rollers on se promène avec nos roulettes , on aime partout où l’on passe pourvu que ce ne soit pas des zones industrielles, tiens donc les zones industrielles, au Yemen je n’en ai pas vu, doux pays d’artisanat, de traditions séculaires, de dromadaires qui tournent la meule, de souks où tout se transforme pour aboutir en objet beaux, agréables à l’oeil et même utiles !

On mange dans un grand restaurant, on gaspille car nous n’avons plus faim, nous avons mangé plus que notre capacité , nous avons été reçus comme des princes, nous avons le plus que nous pouvions voir de ce pays surprenant en si peu de temps, le Yemen est une terre de méditation, comme tous désert, une terre où l’on a envie de se poser, de s’arrêter, de contempler l’infini de l’horizon jamais troublé par un bâtiment de mauvais goût, pas une construction humaine déplacée, le Yemen est un pays où les yeux peuvent se poser partout sans être choqués, où nos yeux n’en finissent pas de se poser tant la nature pourtant sèche et aride, y est reposante, vaste et intense.

Et en ce dernier après midi une surprise est réservée aux femmes !! oui, seules les femmes du groupe pourront s’y rendre : une jeune fille va se marier dans la famille de Khadija et elle nous invite à partager un moment de ce mariage ésotérique pour nos regards occidentaux !

Imaginez une grande salle contenant pas moins de 300 femmes, de tous âges, des enfants charmantes , des jeunes filles jolies, des femmes marquées, des vieilles à lunettes, toutes sans leur voile, mâchant leur qat en position dans leur sac à mains posés à leurs côtés, toutes en tenue de circonstance : une robe du soir en nylon de toutes couleurs, brodées de paillettes, scintillantes de partout, femmes maquillées ou poursuivies par la maquilleuse de service qui, comme une hôtesse de l’air présente des bonbons lors du décollage, cette maquilleuse officie en présentant son plateau de couleurs !

Un bourdonnement assourdissant résonne dans toute cette salle, on m’apporte un verre en carton de ce thé délicieux que j’adore (oui oui je peux même dire que j’en ai rapporté 2 kilos du souk et j’aurais dû en prendre plus !!), chacune vient , dit bonjour, apporte un rafraichissement (une bouteille d’eau) , les plus âgées m’impressionnent : impassibles assis presque parterre ce qui dénote une souplesse des hanches inconnues dans nos pays de meubles hauts, elles fument leur narguilé d’une main et « broutent » leur qat de l’autre joue !

La mariée arrive dans un assourdissant brouhaha surmonté de musique orientale devenue inaudible par les décibels ajoutés, dommage !!! c’est un orchestre féminin exclusivement qui donne le la.La jeune fille semble stressée, on le serait à moins, elle est très très belle, et sa « toilette » ne la désaventage pas ! Ce qui n’est pas toujours le cas dans cette assemblée ! Pendant prés d’une heure elle va parcourir quelques mètres de tapis sous le regard de caméras (féminines) mais au fur et à mesure que ce cortège avance, les femmes alentours se couvrent de leurs voiles noirs........... elles ne veulent (ou ne doivent) pas être vues sur les films. Ce geste des femmes de se couvrir de leurs voiles au moment du passage de la mariée m’évoquait une coutume d’ensevelissement !! je me trompais mais finalement .........je crois que j’ai raison !!!


Le mariage va durer encore plusieurs jours, nous devons nous rendre à nos activités roller

...mais nous avons été témoins (il n’y a pas de féminin pour « témoin » ?) témoines ?? du moment sans doute le plus fort : nous avons vu la mariée s’avancer vers ce trône où elle attends son fiancé qui ne tardera plus car le même soir il doit venir la chercher.

Après nos derniers rendez vous roller : rollerdance de Claudia, initiation de Faris, envolement de Kalou, il patine pas il plane au dessus !!!! la nuit tombe sur Sana’a et notre dîner d’au revoir a lieu : Faris, en costume traditionnel maintenant, nous accueille dans un autre grand et beau restaurant, des cadeaux nous y attendent encore, nous aurons reçu en une semaine plus de cadeaux qu’en 2 Noels ! colliers d’ambres, miel, henné, encens, myrrhe, jolies affiches et magazines Arabia Felix avec CD de musique yéménite

.... que de beaux cadeaux alors que le cadeau de l’arrivée à Paris ce sera -5° et la grève du RER !! non quand même pas, ce sera la pluie et le RER à lui seul

Bref on rentre chez nous, une semaine plus tard, il n’y en a pas un qui ne soit pas malade, cafardeux, bref pas revenu encore !trop triste d’être ici et pas là bas ?...au nouveau pays du roller !

Clara de la rando de la pleine lune à Sana’a



Arabia Felix article_Visiting Yemen & rollerblading by Benjamin Janssens & Claudia Dubourg


Benjamin Janssens’ story.

Rollerblading on the ancient roads of Yemen : a dream come true By Benjamin Janssens, French journalist

Imagine Hadramout’s desert, hot and wild, crossed by few roads only. Imagine the very old streets and the typical market of Sana’a. Imagine the Arabian Sea and the beautiful harbor of Al Mukalla.
Finally, imagine a group of forty people or so, from France and nothern Europe, fond of rollerblading, willing to discover the wonders of Yemen while practicing their passion at the same time. This is what happened by the beginning of February, an astonishing story I’m about to tell you...

My name’s Benjamin Janssens, 34. I’m the editor of a French car magazine. I live in Paris, nice and beautiful city, as well as one of the best place ever to enjoy rollerblading. Cause rollerblading is my favorite sport, a real passion. Two major reasons. First, to practice and have fun, you don’t need much : rollerblades on your feet, proctections for your body and a dry ground. That’s it. Moroever, when outside sliding either on walkways or next to the cars, rollerblading makes you feel free. You go wherever you want, whatever the speed. So heady ! You ought to try, trust me.

That’s why, when I heard that two friends - Claire Leonard and Khadija al-Salami - joined to organize a trip in Yemen where I could both discover the country and rollerblade, I did not hesitate one second before signing up. Claire stands at the head of a French rollerblade association known as Planet Roller (www.planetroller.com). It’s been many years now that she plans great trips abroad (Cuba, Marocco, USA) for guys like me - and girls of course - which mix sport and tourism. On the other hand, Khadija al-Salami is a French-Yemeni woman who lives mostly in Paris (she works at the Yemeni embassy, in charge of promoting her country’s culture) ; Khadija practices rollerblade too (!).
I guess the trip I’m about to sum up results from both their passion for rollerblade and their will to send foreigners to Yemen, aim being the discovery of some of the country’s wonders.

Souvenirs, from day to day.

We spent a bit more than five complete days in Yemen, from Monday 6 til Sunday 12 of February 2006. I remember my first step on the ground after landing. Seven hours before, I was in Paris, freezing because of winter season. In Sana’a, the heat was there, so welcome. Within seconds I realized I was far away from home and work - so cool ! - on holidays in a country where nothing would look and feel the way I was used to. Despite being a bit tired because of the long flight, I opened my eyes widely. On the road leading to the Arabia Felix Hotel in the heart of the old city, I glanced my first memories of shop owners trying to fix up some second hand cars. The shops were very little with plenty of tools and accessories hung on walls.

Surrealistic. Then, after dinner, we decided to walk towards the old market of Sana’a. Ali, our young and so enthousiastic guide who would stay - and play - with us all trip long, started to give details about the architecture and the way of living in Yemen. So different from our day to day life... After such an exhausting day, though full of surprises, I was ready to go to bed and sleep tight until breakfast. Instead, I walked up very early because of the Muezzin calling for pray. Again, it reminded me of living some unusual though rich experience. Just a look at one of Sana’a’s minarets made me feel good....

On Tuesday, the program was to go and visit little villages like Thula and Hababa. No clouds in the sky, fresh air and some views we could not imagine awaited us. The Kawkaban "point de vue" introduced us to the kind of wild landscapes we would have the chance to stare at during our journey. Amazing. When I look at the pics I took this day, I see young kids smiling and selling bracelets near an ancient reservoir. The surface was green like some kind of emerald ; it reflected the old houses built a few steps away. One of my best souvenir. Oh, and Imam Yahya’s palace was such a nice place too, so big, typical and authentic. By the end of the day, before the sun vanished, we decided to put our rollerblades on. We were so happy that we forgot about the altitude : Sana’a and its surroundings stand at 2.400 meters above the sea. In extense, although we enjoyed our first skating experience in Yemen, we had quite a hard time breathing !.

Wednesday was maybe the only day we spent without too much activity. As a matter of fact, in the morning, we had to pack our bags and take off for Al Mukalla, a lovely harbor on Yemen’s south-east coast. It didn’t take long to get over there, but we had to prepare for the marathon planned the day after. Yes, you read it alright : a marathon, 42 kilometers along the Arabic Sea, under the sun and against the wind ! It was Khadija and Claire’s idea to organize this event. They would expect a major media coverage which would allow Khadija to promote tourism in her country, besides friendship between EuropeandYemen. She would also use this as an opportunity to speak for herself as a great defenderofwomen’srightsinYemen...Tous,therollerbladers,itwould be an outstanding moment - rollerblading along the Arabic coast is one of alifetime’sexperience,don’tyouthink ? So,after some swimming at the hotel’s beach - I saw plenty of colorful fish and a sea turtle, and eight hours of sleep, the marathon took place very early (6 am) on Thursday. No doubt that this event will remain one of my best souvenirs. I’ll never forget the fishermen’s faces, so surprised to see us, as well as some girls all dressed in black waving while we passed by - I’m sure they were smiling under their veil. As I said, the marathon ended under the eyes of cameramen and photographers. From what I know, a large media coverage was given to event - and it definitely had to happen this way.

Dreams can’t last forever

The day that followed (Friday 10th), we woke up early again. During breakfast, I recall having my mind full of images of both the marathon and the dinner we shared with the governor. We’d been invited to taste Al Mukalla’s fish - yummy ! - and to listen to Yemen’s traditional music. It didn’t take us long before some of us joined the dancers and tried to move the same way. "Not that hard !", would say some women used to oriental dancing... Back to Friday. Though we sat many hours in the coach driving us from Al Mukalla to Shibam, the only city with Yemeni’s landscapes, we spent another great day in contact of the nature and the people. Cause we stopped many times to eat and talk with locals. The places had exotic names like Sayyun and its palace (Qaser al-Hota) where we were received as if we were some officials. I remember the desert, its villages made of sand and rocks, sometimes surrounded by plamtrees, It was as if I stepped out of the world ; I felt like being part of some amazing documentary. I was in a movie, except that it was real, far more beautiful and authentic than Hollywood. By the time we came back to the hotel, I realized that there were only two days left before going back home.

On Saturday and Sunday, back in Sana’a, we managed to rollerblade on a small parking outside the old city where youngsters could come and see us, and even try some rollerblades on. Besides the press conference given on Sunday morning by Khadija which reminded me of the purpose of our trip - I really hope that tourism will help developping the country, that it will provide a better education for kids, that some investments will be done for greater infrastructures like hospitals and roads ! -, I’ll always keep in mind and deep in my heart the moment we shook hands with three Yemeni’s teenagers after I’d lent them my rollerblades. above all, I think this is what I’ll tell my friends and my kids if ever I have some one day : sport is definitely the easiest way to cross barriers between people and culture. No need to speak : sport language is universal. You try it now, it’s up to you.


Claudia Dubourg’s story

Gazing into the crossroad of two worlds

For a few of us, the dream became reality. Personally my reality became a long dream, but not the incoherent dream that we have while asleep. Rather a sweet daydream of a thousand and one nights. A spellbinding travel in space and time. I had the feeling of gently slipping into a marvelous story book. through which I Let myself be carried, marveled.

I lived outside time, traveled through the ages to discover the oldest skyscrapers of the world, in perfect symbiosis with nature. This amazing earth conceals inestimable treasures like the village straddled on a rock. It‚s inside gorges whose cliffs that overhangs an oasis, haven of peace. I stood gazing at this so beautiful place and I should have stayed there so much longer. A magical moment, where time stopped !

I roller skated with delight on a long and smooth road at a altitude of 2700 meters, surrounded with all the others skaters, appearing out of nowhere, going nowhere. All here, feels surrealist.

But, amongst all the charms of Yemen, the one that touched my soul is the people.<

They are so sweet, good, generous, and have a great sense of hospitality and humor. My encounter with them began with the crossing of their stares, their gazes. And their stares went straight to my heart.

The first contact with others, is the eyes. Here I really used that, more than usual, particularly with the veiled women. Eyes transmit what everyone of us carry in our heart.

The first days, we visited the « Palais du Roc » of a local imam, impressive architecture by its verticalness, its interior construction and decoration. During the visit, I met the eyes of a woman : A portrait composed of two photographs placed side by side. The first of a veiled woman, and above, without her veil. At first I saw only the portrait of the veiled women, I felt so many sweet feeling that I stayed with her longer. Then, above, the naked truth, de-veiled, the face of an old woman full of wisdom, beauty and softness. This portrait opened a window into a dialogue without a voice that led me to adventures rich in discoveries and exchanges.

Through these eyes, I saw : When we were passing by, like Martians on wheels, a wide smile on our face. Looks of surprise and bewilderment, women with amused stares. Of the will to try out this liberty. Amusement and laughter for the Yemenis that tried our skates. Who, at first, could not keep their balance, on the verge off falling over. But with the pride of trying to skate, the pride of being able to stand and take their first tentative steps. The sight of happy children, proud of being photographed, met by chance in the small winding alleys. Of life, held back, waiting for the opportunity to break through the surface. Of kindness, lots of kindness, and of sun.

Then there were the privileged instants during a marriage, where I mingled for just a moment hundreds of women, all unveiled, clothed in their finery, dressed like princesses straight out of a fairytale. The spoken word was of little use, we had no common language. But time round, I was seeing them in the way they were seeing us. I could smile to them, or communicate by hand signs. The veil had been lifted on the mystery of the shadows.

I love fireworks. Here, in this colored country and so genuine, it was a giant firework. We believe we have seen the crowning piece but the following scene is even more marvellous.

This earth called « arabia felix » made me really happy.

- l’album de photos de Romain Nicolas : http://worldlook.free.fr/voyage/200...




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