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Tahiti fév. 1999
par : Claire

Le premier voyage de Planet roller !!!

Il était une fois ... Moorea beau fixe

Notre arrivée à Tahiti date déjà du lundi 8 février. Il est 7 heures du matin mais l’aéroport est bien réveillé et nous sommes accueillis par les journalistes locaux qui savent que les patineurs arrivent. Au programme la randonnée de Planet Roller sur la presqu’île le 18 février et le Moorea Blue Marathon avec épreuve de "in-line skate" organisé par Get-inline Events le samedi 20. La semaine prochaine 180 Américains viendront s’ajouter à notre petit groupe pour ces réjouissances.

la ora na Tahiti

Ia ora na signifie bonjour. Il fait un temps radieux à Tahiti. Après un laborieux rassemblement de bagages, la limousine que l’on nous avait annoncée mais qui est une camionnette beaucoup plus locale, s’avance pour nous emmener jusqu’au port où nous prendrons le bateau pour Moorea, lieu de notre résidence. C’est déjà l’émerveillement car le matin est clair et ensoleillé , la mer d’un bleu profond ; la carte postale et le rêve sont au rendez-vous. Les pics majestueux de Moorea s’élèvent à notre rencontre. Pour accéder à notre hôtel, il faut encore prendre un truck, bus local , qui nous fera parcourir la moitié de la route du tour de l’île comme pour nous la présenter sous ses plus belles couleurs matinales.

L’hôtel est un jardin d’Eden

Nous résidons au Fare Condominium qui est un hôtel créé de telle sorte que "les chambres" sont des fare (maison polynésiennes) qui abritent 4 à 6 personnes. Ils sont situés dans un jardin fleuri en bordure de la plage. Personne ne s’installe vraiment sans être allé se baigner sur cette plage de lapis-lazzuli et quasiment déserte le lundi matin. On attrape ainsi tous un beau coup de soleil histoire de s’adapter.

A quoi on joue ?

Au cours de la semaine, les activités sont à la carte et chacun se fait son petit programme avec qui veut pour partir en pirogue sur le "motu" (l’îlot en face de la plage), patiner sur la route en saluant les habitants, étonnés de voir des patineurs.

Et puis faire du parachute ascensionnel, une promenade à cheval, et même se faire tatouer par Roo Nui qui est à Moorea pour un mois avant sa tournée mondiale. Les journalistes de Tatouage Magazine sont là pour l’occasion. Il faut aussi faire des courses pour le déjeuner ; les fare sont équipés de cuisine. Et découvrir les nombreuses boutiques le long de la route. Les objets y sont plus originaux et moins chers qu’à Papeete.

On part en excursion roller (5km !) au Tiki Village, (le village polynésien réconstitué où durant la soirée a lieu un -très beau spectacle avec un repas local) mais pas en touristes, en amis et aussi en patineurs, car les danseurs du Tiki show se sont mis au roller pour accueillir le marathon.
Faire le tour de l’île à la recherche des spots de surf car nous avons une surfeuse parmi nous. Aller visiter au Moorea Village (l’hôtel d’à côté) deux d’entre nous qui y sont logés, et contempler, de leur petit fare sur piloti, le coucher de soleil plus fort qu’une carte postale.

Et qu’est-ce qu’on mange ?

Il existe de nombreux restaurants le long de la route. Les portes y sont ouvertes, à la polynésienne , c’est-à-dire qu’on peut venir à tous moments prendre un pot, discuter, regarder la télé mais pour nous c’est plutôt regarder le lagon ! C’est le Fare Vai Moana, un bel hôtel d’architecture traditionnelle, avec des toits en niau, une charpente à l’ancienne et une plage argentée. Le restaurant Tumoana, cuisine traditionnelle (ma’a tinito, ma’a tahiti) un délice dans un cadre "roots". (+ bord de mer et cocotiers of course !).
Il faut aussi faire le tour de l’île (en vélo, en voitures) et voir le Belvédère qui est le point de vue splendide entre les deux baies de Moorea : la baie de Cook et la baie d’Opunou. Et voir les plantations d’ananas sur les coteaux, voir les marae (lieux de culte de l’ancienne Polynésie) et les arbres centenaires qui protègent ces lieux sacrés.

La rando

Jeudi 18 février, on se réveille tôt car un long périple nous attend. Le truck nous emmène au bateau pour rejoindre Tahiti. Il fait le temps splendide qui n’a pas cessé depuis notre arrivée. Une bonne partie des Américains venus faire le marathon se sont inscrits pour la rando, 5 roues, casques... on les reconnaît vite car les Français sont en pareo (nous avons un sponsor : Tihoti, un fabricant de pareo magnifiques qui nous a équipé et verra ainsi ses oeuvres à la télé !), une bonne partie est en quads, et moi j’ai une magnifique couronne de fleurs qui m’a été offerte par une danseuse hier soir.
Des trucks décorés de feuilles et de fleurs et les voitures de la sécurité routière, nous attendent sur le quai à Papeete, pour rejoindre la presqu’île, lieu de la rando. Nous allons longer la route du tour de l’île par l’ouest ce matin et par l’est (la côte sauvage) pour rentrer ce soir. Plus d’une heure après nous arrivons à Teahupoo, départ de la randonnée. Madame Holozet, le maire de cette commune au bout du monde, nous accueille, RFO est là, Enoch Laughlin notre correspondant du Tuaro Roller Skater club est prêt avec le porte-voix, les camions d’eau, et les secouristes etc ...tout est vraiment parfait.

On se met en route sous le beau soleil , 33 km en perspective.
Les Américains en 5 roues filent comme pour une course de formule un et le début de la rando ressemble un joyeux éparpillement de rollers disparates. Au premier arrêt on remet les pendules à l’heure ; c’est une rando, pas une course et encore moins un entraînement pour le marathon !!
Les Français veulent montrer ce qu’ils savent faire et en quads, jupes en lamé, pareo, 4 roues normales, ils arrivent à courser et même à battre ces Américains qui se la jouent bien sportive à nos yeux, et le paysage ? qui est-ce qui le regarde ? moi, en tout cas, Benji avec sa musique, le ninja en pareo... Jean Christophe tient par la main Flore notre benjamine : 10 ans. Un peu devant, notre vétéran Allain, un Américain de 89 ans sourit en patinant sous le soleil !! Il a commencé le roller il y a quatre ans.

La merveilleuse presqu’île, le bout du monde

La route de la presqu’île est non seulement une des routes dont le revêtement est le meilleur de la région, mais elle est agrémentée d’un décor grandiose, de pics mystérieux auréolés de nuages, elle longe des plages de sable blanc sur la côte ouest de la presqu’île et de sable noir sur la côte est. Tout le long est parsemé de fleurs tropicales et d’arbres généreux. Les habitants, assis sur des bancs ressemblent à des tableaux de Gauguin et sourient à notre passage. Les jeunes nous escortent sur leurs BMX et leurs vélos.

La rando s’achève à Tautira. Comment décrire la beauté de ce lieu mythique, ancienne résidence du Vehiatua, le Grand chef de la presqu’île.
Quelques uns se jettent tel quel (juste retiré nos rollers) dans l’océan bleu sombre. Face au large argenté dans le soleil d’un côté, et face aux pics vert profond de la montagne de l’autre.
Un tamara’a (banquet polynésien) a été prévu pour les randonneurs, fei (bananes à cuire) uru (fruit de l’arbre à pain) taro (racine traditionnelles et aliment complet des Polynésiens) fafa (feuilles de taro cuisinées comme des épinards), poulet grillé, poisson cru à la tahitienne, poipoi (pudding au lait de coco) etc, et comme boisson le jus frais des noix juste cueillies...
Les enfants de l’école de Tautira nous ont vu arriver et la maîtresse n’a pas pu les garder en classe ! leur accueil est un immense joyeux sourire noyé de questions sur les rollers. Leurs grands frères font des démonstrations de la Capuera locale sur la plage. Impressionnant !!!

L’après-rando

Le jour suivant la rando il y a eu pas mal de farniente sur la plage mais aussi beaucoup d’activités comme d’habitude. Car ce jour est le jour qui précède le marathon. Mais la pluie est au rendez-vous, cette pluie tropicale qui va dégénérer en dépression et qui va nous sinstrer !!

Le Marathon

Samedi 20, le marathon et son ambiance sportive se déroulent sous une pluie fine d’abord puis plus violente le soir pour la remise des prix (mais on est abrité dans le beau décor du Moorea Village dont nous avons parlé plus haut).
Pour les détails du marathon voir le site de Get-in-Line Events.
Beaucoup d’entre nous ont fait le marathon en in-line, comme disent les Américains. Jean François a gagné dans sa catégorie, de très belles photos ont été prises et nous les publierons sur le site.
Quelques Tahitiens ont fait le marathon et se sont bien placés, c’est très beau de les voir avec leurs tatouages traditionnels et leurs rollers.

Le faux départ

Dimanche c’était le dernier jour, enfin c’était ce qui était prévu. Le lundi matin il a fallu se réveiller à 4 heures du matin pour partir, il pleut des seaux, des trombes, et on attend 4 heures au port au cas où le bateau pourrait partir. Mais c’est trop dangeureux, la dépression annoncée tourne à l’ouragan, surtout en mer. Aucun avion ne décolle de Moorea, aucun bateau ne bouge de Vaiare et les touristes (certains sont assez catastrophés mais beaucoup sont enchantés) repartent vers leurs hôtels où on va s’organiser pour résider à moindre frais jusqu’au départ. Au cours de la semaine suivante, le temps s’est rétabli ce qui rend soudain beaucoup moins urgent le besoin de partir.

Certains sont restés à Moorea, et les vacances continuent. Mais une partie a la possibilité de résider à Papeete en face de l’aéroport et gratuitement. Dès que le temps le permet, ils s’y rendent dans l’attente d’un avion.

Et le vrai départ

La plupart d’entre nous partent en fin de semaine sur Air Tahiti Nui qui met son unique appareil à notre disposition. Christopher Pierre, qui a organisé le voyage, leur réserve encore une petite surprise en les envoyant patiner à Venice Beach durant leur escale de 8 heures à Los Angeles. Ils apprécient et reprennent un avion Air France pour rejoindre Paris.
Les derniers partent au fur et à mesure des possibiltés, sans pour autant perdre ce précieux temps offerts par les dieux polynésiens qui ont cherché peut-être à retenir les rollers dans leurs îles de rêve, leur chuchotant ainsi que des séjours comme ça c’était "cadeau des dieux".

Claire Léonard
Présidente Planet Roller
mars 1999



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