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CUBA OCTOBRE 2011
par : Claire

Pour commencer, Fabienne qui s’est inscrite à ce voyage , a été interviewée par Ingrid Pohu sur Franec Info , avant le départ et au retour : http://macle.voila.fr/index.php?m=c... CUBA AUTOMNE 2011

Voici la chronique, jour par jour, que dis-je parfois heure par heure, de notre voyage à Cuba du 22 octobre au 6 novembre 2011, un voyage formé de trois groupes qui se sont superbement bien rencontrés : les Rollers, les Bikers et les danseurs de salsa cubaine !

On a dit « trois groupes » mais ils n’ont vraiment fait qu’un, car les « bikers » sont venus en rollers et tous voulaient danser la salsa !!!

Mais il faut tout de même re-diviser encore nos groupes car nous ne partons pas tous ensemble, certains partent avec Air France et arriveront à la Havane le samedi 22 au soir ainsi ils visiteront la ville mythique le dimanche tandis que nous serons encore dans l’avion : l’Iliouchine de la Cubana qui nous rendra à la Havane le dimanche soir. Notre petit groupe, celui de l’Iliouchine, est encore à Orly en ce dimanche matin, Céline de Montpellier est la première, puis Thierry, Fabienne et Brigitte, Gaétan et Thierri (avec un i comme dans frite) sont là juste à temps tous ensemble, un parcours sans faute ! Véronique qui a raté son vol hier le prend aujourd’hui avec nous !

Dans l’avion un congrès de cégétistes n’a pas cessé de faire la fête, Christine est à côté d’un ancien député.. . le rhum coule déjà à flots (et je n’exagère pas) !

Nous faisons escale à Santiago de Cuba, la nuit est tombée, ainsi qu’une pluie torrentielle ! et après ce stop technique plus long que prévu, nous repartons de Santiago et sommes à la Havane à 00h30. Véronique ne retrouve pas sa valise… pour le moment !

Nous sommes attendus, Jean Louis est là avec Nathalie, et un car Transtur de 50 places magnifique. Nous entrons dans Cuba par une nuit noire et sans lune et foin d’éclairage public, c’est inutile et cher (en tous cas ici les oiseaux dorment tranquilles) Nous résiderons pour notre première nuit chez une « abuela » (grand-mère) qui vit avec enfants et petits enfants et dont la télé fonctionnerait toute la nuit si je n’y mettais un hola bientôt (vers 4 heures !) ! Christine et moi sommes dans un lit et Fabienne dans l’autre, un peu tassées, très très fatiguées, il est 3h du matin lorsque nous nous couchons. Dans la rue la Havane etait déserte et propre, mais non sans mendiants (un jeune alcoolisé nous a tendu la main et s’est mit à genoux….) Lever dès potron minet à 6h30 il fait encore nuit ! Rassemblement à 7h au coin des rues San Francisco et Jesus Peregrino où nous nous congratulons d’être là et nous enfournons nos bagages refaits à la hâte dans notre gros bus climatisé, conduit par Chino qui, nous pouvons le dire maintenant, a été absolument admirable, ne dormant quasiment pas une nuit pour réparer le bus, ne déjeunant pas pour venir nous chercher mais toutes ces péripéties vont vous être racontées au cours de ce récit odysséen !!

Il y a aussi Palia, notre guide cubaine qui parle français, elle est très douce et parle un peu bas. Etudiante, elle a fait partie des groupes de jeunes citadins que Fidel Castro, le Comité révolutionnaire, envoyait aux champs en été pour apprendre le travail de la terre et offrir en retour aux jeunes des campagnes l’apprentissage de la lecture et de l’écriture. Elle arbore encore fièrement son tshirt !

Sur la route de Vinales, nous faisons une escale à la cascade, fraiche et abondante après la pluie de la nuit dernière, c’est un moment …. divin, le baptême en commun du groupe réuni !!! Puis c’est l’installation chez nos habitants à Vinales. Nous sommes chez Haydee et Esther où le coq chante à 4h du matin ! Mais que ces Cubains sont gentils ! ils mettent tout en œuvre pour nous accueillir au mieux !...



Pour midi, nous passons au moins deux heures à attendre des sandwichs à l’hôtel Jasmine, ce déjeuner sera suivi de la promenade à cheval, puis d’un cours de salsa sur la terrasse de l’hôtel avec un coucher de soleil absolument spectaculaire sur la vallée des Mogotes classée au patrimoine Mondial de l’UNESCO !

Ce soir, on ne traîne pas ! le sommeil nous a rattrapé ! Car mardi 25 octobre, lever à 7h avec un petit déjeuner cubain sur la terrasse : œufs (fécondés avec ce coq !) des poules du jardin, jus de goyave frais ….après avoir nous-mêmes servi de nourriture aux moustiques toute la nuit ! Nous comparons nos morsures (oui oui ce ne sont pas des piqures !) et le venin nous laissera des traces (et des maladies : la dengue sévit toujours)… Nous partons pour Pinar del Rio visiter la fabrique de cigares (voir les descriptions dans nos voyages précédents car cette visite nous la faisons chaque fois ! Sans se lasser toutefois !) Nous avons fait le trajet en chansons, chacun y va de son refrain, le bus est joyeux, on chante des chansons françaises pour commencer « la vie en rose » par exemple car Palia aime la chanson française et nous en demande, et puis « l’homme à la moto » est entonné dans le fond du ouaoua (le bus à Cuba) et ça continue avec « le curé de Camaret » …..inévitable ! L’après midi nous visitons un mogote, l’intérieur d’une de ces concrétions formées il y a des millénaires. C’est très impressionnant et assez sportif. Dans le groupe il y a Eric qui est non voyant, il est accompagné de sa fille Céline qui est un véritable petit ange gardien pour son papa, et ce papa ne recule devant rien, ainsi il nous accompagne à 80 mètres de hauteur par la nature sauvage et il visite la grotte avec nous, un parcours de pierres, tout en escarpements que nous lui décrivons de notre mieux ; à un moment donné notre guide cubain nous a emmené loin dans les profondeurs de la grotte pour nous montrer comment une plante a pu y pousser sans lumière, nous fait éteindre nos lampes de poches et nous nous retrouvons dans le noir total ; un tollé général s’échappe spontanément de nos gorges ! Eric demande alors ce qui se passe « nous sommes dans le noir absolu » lui dis-je, et avec son humour piquant il me répond « ah ! vous m’avez fait monter jusque là pour voir ce que ça fait d’être dans le noir… ! !

Mais la journée n’est pas finie, loin de là ! Nous avons même vu un mémorial avec la statue d’un soldat cubain qui arbore son fusil de pierre fièrement, commémoration d’une bataille dans ce lieu paisible à présent, au pied des Mogotes ! Nous avons décidé de faire le trajet jusqu’au Cayo Juitas en roller ; 15 km ! Enfin ça c’est ce qu’on nous dit car il va s’avérer que c’est 35 et même plus ! Mais quelle équipée et quelle route sympathique ! Nous n’avions pas vraiment déjeuné et une petite buvette sur cette route champêtre va nous offrir jus de canne à sucre et sandwich à la confiture de goyave !



Nous posons pour les photos devant des camions superbes qui s’arrêtent là et heureusement Michelle nous envoie le car (c’est là encore où Chino est super !) car il reste vraiment des kilomètres que nous n’aurions pas pu faire en roller ! Au Cayo Juitas le ciel est gris et la mer un peu fraiche, mais le Cayo garde son charme et ses couleurs même pastel révèlent toujours la beauté de Cuba. En revenant du Cayo Juitas (qui est à une quarantaine de km de Vinales) le car se perd, il fait nuit et tout le monde dort. A Cuba il n’y a toujours pas trop de panneaux indicatifs (il y en a nettement plus qu’avant) mais notre bus va errer sur des petites routes et une odeur de fuel commence à se répandre à l’arrière… cela réveille le groupe qui nous lance des appels désespérés en pensant qu’ici à l’avant où je suis, nous ne sentons rien ! que neni ! ça sent aussi et c’est au cours de cette nuit que Chino va réparer au lieu de dormir !

Nous repartons à 6h du matin mercredi 26 octobre, lever à 5h ! et nous ne sommes même pas en retard ! Le coq a servi de réveil naturel cette nuit ! Nous partons pour Cienfuegos à quelques 500 kilomètres de Vinales !

Au premier arrêt nous nous trouvons dans un endroit où il y a un « camping » cubain (il semble fermé en ce moment), nous marchons autour et écoutons des oiseaux aux chants incroyables, ce sont des chants d’oiseaux inédits pour moi ! des petits cris brefs, des conversations entre oiseaux d’une cime à l’autre ! Et en avançant encore un peu dans la nature, un ruisseau tempétueux ajoute à la musique naturelle.

Il y aura encore un arrêt puis nous visiterons l’élevage de crocodiles. Sur la presqu’île de Zapata, les marais ont été asséchés, et les crocodiles ont été victimes des chasseurs. A présent et pour restituer le patrimoine de cette faune, les cubains ont organisé de vastes élevages qui repeupleront les marais. Au cours de mon premier voyage à Cuba en avril 2000, j’avais eu la chance d’être invitée par mon TO et nous avions parcouru cette région où je suis à présent. Je reconnais même très bien les canaux, à cette époque ce parc naturel était en gestation et je constate maintenant que les lieux sont appropriés à la réception des touristes, afin qu’ils constatent le travail de réhabilitation des sauriens natifs du pays, et présents ici bien avant nous !

Nous voici en vue de Cienfuegos, et avant d’y entrer nous visitons le magnifique jardin botanique. La pluie a tout inondé mais nous avons une guide cubaine en short bleu et débardeur (les travailleurs cubains sont habillés cool), elle parle fort (elle a l’aide d’un micro !) et dans un excellent français ; elle nous présente les différentes espèces d’arbres, les magnifiques bambous, les ceiba, arbres à kapoks, les arbres aux fruits qui rendent les éléphants saouls, les hibiscus http://www.google.fr/search?q=hibis... et les bougainvilliers http://www.google.fr/search?q=bouga... le parc est immense et nous ne verrons pas tout mais les mariposa la fleur nationale http://www.google.fr/search?q=bouga... qui sent si bon se trouve aussi à nos pieds pendant notre déjeuner de sandwichs (les sandwichs sont très populaires à Cuba, ils sont composés de pain grillé légèrement et fourrés de jambon, poulet, fromage, porc, au choix ou ensemble ! J’ai noté que l’endroit est beau et romantique mais étouffant et infesté de moustiques car la pluie les a rassemblés et ils continuent à nous mordre et à nous pomper le sang !

A Cienfuegos nous sommes logées Christine et moi chez Rebecca qui est charmante mais nous déménageons la chambre pour installer notre moustiquaire, prudence, prudence !!



Le soir nous rassemble dans un paladar (les restaurants familiaux qui se multiplient maintenant que les choses se libéralisent un peu), c’est la fête, tous ont revêtus de beaux atours pour faire honneur à la soirée où nous sommes charmés par les musiciens.

Jeudi 27 octobre le jour se lève sur Cienfuegos et nous avons un peu dormi (un peu plus parce que si vous comptabilisez nous n’avons pas trop dormi depuis l’arrivée !!) mais nous sommes en forme, et il fait si beau, pour une belle rando en roller sur le front de mer : le Malecon, nous fera réaliser que c’est aussi un voyage roller ! Oui car nous rencontrons de jeunes rollers au loin, c’est le club local (voir notre photo avec eux), des jeunes et des ados s’entrainent pour le marathon de Varadero dont la date n’est pas fixée. Une jeune Suissesse les prépare à cette compétition locale et nous faisons quelques tours de piste avec eux sous le soleil matinal !

Pour midi nous allons déjeuner chez les pêcheurs et visiter le Château qui se trouve de l’autre côté de la baie. Il est de mieux en mieux restauré, la légende de la Dame Bleue est toujours vivace : le Seigneur des lieux ne voulait pas que sa fille épouse un certain manant .

Mais la jeune fille ne renonçait pas et à l’occasion d’une échappée dans le souterrain son père qui la poursuivait donna pourtant l’ordre de faire écrouler le souterrain sur elle, comme il était y lui-même, il périt en même temps que sa fille. Depuis, de nombreuses garnisons de soldats ont été logées dans ce château et parfois ces militaires ou ces prisonniers car il y avait également une geôle, ont aperçu la dame en bleue qui leur demandait leur aide pour s’échapper. Nous avons dégusté des langoustes du terroir et nous sommes partis en courant car les dauphins n’attendent pas et cet après midi le rendez vous était pris d’aller nager avec les dauphins et finir l’après midi sur la plage où la mer est délicieuse ! Puis le soir, le cours de salsa sur la terrasse d’une cas particular à Cienfuegos au bout du Malecon, j’aurais dû rentrer par le bus local car ceux qui ne dansent pas boivent du cuba libre assis sur le trottoir et pour moi passé une heure de cette activité j’ai des fourmis dans les jambes !!!




Enfin notre bus nous ramène en centre ville mais avant de quitter ce quartier je cours visiter avec Christine le Club nautique qui est très beau et qui a une petite marina avec quelques voiliers…. Le soir nous retournons au paladar d’hier soir. C’est un endroit très agréable mais nous mangeons encore en vitesse car une soirée est prévue après au cabaret local ! Nous accompagnons les amateurs mais nous rentrons à pieds aussitôt arrivées à la porte du cabaret et en rentrant nous allons rencontrer des joueurs de dominos installés sous un réverbère avec leur petite table carrée, leur chienchien et leur bouteille de rhum (elle est déjà vide mais il est déjà tard !) et Christine commence la discussion et les questions sur le jeu de dominos à Cuba (un vrai documentaire !) elle est invitée à jouer et moi aussi et c’est bibi qui gagne pour la première fois de ma vie !!!!



Les dominos sont différents de tous ceux vus jusqu’à présent ; le dos du domino représente le drapeau cubain. Où donc les trouvent-ils ?... À Miami…..et depuis Christine a réussi à se les procurer sur internet !

http://www.cubanfoodmarket.com/mm5/...

Et vendredi matin on ne part pas trop tôt enfin, pour Trinidad, qui est à environ 80 km ! A 9h30 le départ et à 10h nous sommes sur la route ! A Trinidad nos hôtes nous accueillent et nous installent. Un vieux monsieur vient nous chercher Christine et moi, la maison est belle et le jardin encore plus beau mais la cuisine s’avèrera tristounette, heureusement nous n’avons pas très faim !

Pour le déjeuner, nous nous retrouvons dans un paladar de Trinidad, un bel arbre ombrage la cour et des musiciens entraînants tentent de nous réveiller mais la fatigue gagne car nous avons vraiment vécu à 100 à l’heure ces jours ci !. Cet après midi il y a une visite de Trinidad, la pluie menace et certains dont moi-même, en profitons pour nous éclipser. L’orage éclate violement pendant mon sommeil.

Dans la soirée personne n’échappe à cet orage gigantesque ! La pluie tombe en trombes et les moustiques ne renoncent pas, pas encore ! Demain ils seront calmés …enfin !

Samedi matin nous nous réveillons en forme après cette pluie providentielle ! Nous avons rendez vous pour prendre le petit train qui était destiné au transport de la canne à sucre au temps d’autrefois quand des esclaves travaillaient dans les champs pour des maîtres impitoyables. J’avais pris ce petit train l’année dernière et il pleuvait déjà ! http://www.planetroller.com/CUBA-MA... Cette année Jean Louis a très bien fait les choses, d’abord pour ne pas être en retard nous arrivons en vélo pousse-pousse, une vraie rando ! Mais le train est cassé ! Il abuse de son âge ce vieux train et il force ses machines, résultat tout a failli être annulé mais Jean Louis s’active pour que nous ayons un autre train, plus années 50, assez poussiéreux et juste un wagon bleu pour ce qui reste de la couleur ! mais bon ! En attendant nous admirons une Chevrolet rouge des années 1950, comme neuve ! très très belle, hier nous l’avons déjà vue parcourir Trinidad avec une jeune fille de 15 ans en grande tenue et en vedette, c’était une fête des quinze ans, la fête la plus importante des Cubaines, elles n’auront plus jamais de fête aussi belle que celle de leurs quinze ans, les familles s’endettent pour cette fête qui est l’entrée dans le monde adulte de leur fille. A voir tous ces touristes qui viennent admirer sa voiture et qui semblent bien s’y connaitre, (Dominique m’impressionne parce qu’il connait le nom de toutes les pièces du moteur et leur prix, ce qui n’échappe pas au propriétaire, même si on parle français !), il nous propose d’aller en voir une encore plus belle, et là, l’admiration nous laisse bouche bée, la voiture est sous une bâche qui déjà laisse imaginer que ce n’est pas n’importe quoi qui est protégé là-dessous ! en effet la voiture est tout à fait neuve, elle est dorée, Dominique redouble mon admiration en dégageant le tuyau d’essence qui est caché sous un des feux arrière et comme ça avec tout le reste de la voiture (revêtements intérieurs en peau d’autruche…), Moi je m’amuse vraiment avec toute cette passion ! C’est très enthousiasmant !

Et j’ajoute que les voitures à Cuba, celles qui en font le cachet national, sont à présent bien mieux entretenues. De superbes voitures américaines des années 1940 à 1960 circulaient en état de quasi tacot ! hélas ! mais... bonne nouvelle ces voitures sont plus nombreuses sur les routes et dans le srues et remises à neuf pour beaucoup d’entre elles !

Enfin le train est prêt ; mais pour cautionner son départ un autre groupe s’est soudain greffé avec nous ! Ça commence à faire du monde, ce sont des Finlandais et ils se croient les premiers du monde car même notre Eric est bousculé (normal ça se voit pas qu’il est aveugle, toujours sûr de lui et avec ses belles lunettes noires il faut vraiment savoir !) de toutes façons ces Finlandais sont des vrais vikings, ils s’engagent dans le train sans crier gare et prennent toutes les places, bientôt il n’y a plus de sièges, et on apporte des fauteuils qui seront dans le couloir, autrement dit il n’y a plus la place d’ajouter un cheveu dans ce train ! Mais pas de panique tout va bien se passer et un rafraichissement nous attend à l’arrivée.

Nous visitons l’hacienda à Iznaga, cette hacienda touristique est très belle mais ne sera pas la visite la plus importante de notre journée. Jean louis connait une autre hacienda, un peu abandonnée, qui vient de servir de décor pour un film français « case départ » réalisé par Lionel Steketee avec Fabrice Eboué … http://www.youtube.com/watch?v=t8kg...

Et nous venons la visiter ! Cet intérêt permettra sans doute une restauration qui sera une bonne nouvelle, de plus ces endroits une fois restaurés apportent un tourisme qui procure des revenus aux habitants, ce que nous appelons du tourisme solidaire et que Planet roller soutient (voir notre charte) http://www.planetroller.com/Charte-... L’après midi se passe dans une autre hacienda encore, je dis l’après midi car en réalité c’est le déjeuner mais une fois de plus il aura lieu vers 16h !!! En attendant c’est mojito mais surtout musique car chacun s’initie avec l’orchestre et promenades à cheval car nous sommes en plein décor de western (modeste mais quand même !)

Le soir, vers 16h, il fait encore chaud (on n’a pas encore déjeuné assez tard !?) car nous allons revenir à Trinidad en roller ! « Roller o muerte » comme dit Gaétan, oui c’est à la vie à la mort sur cette route, s’il n’y avait pas ces montées et ces descentes ! Car elle est bonne (très bon revêtement) et belle (très beau paysage) mais vraiment les montées, même avec les chevaux qui nous remorquent …c’est dur ! Et en arrivant à Trinidad le miracle enfin : un jeune homme en vélo nous aborde ; il est le professeur de Roller du club local : les « Los Angeles de Trinidad », il s’appelle Joelvis. Demain nous avons rendez vous au Parque central avec lui et sa femme qui est aussi professeur de roller à Trinidad, et nous pourrons enfin être à la hauteur de notre mission Planet roller : lui offrir tous les rollers que nous avons apportés dans une valise qui reste ici à Trinidad (il apprécie aussi la valise car il rapporte tout ce matériel à pieds (ce n’est pas très loin) il est ému aux larmes et nous alors !!! nous avons assisté à l’entrainement des petits, une trentaine d’enfants plus doués les uns que les autres ! Trinidad la cité du roller !



Le soir nous offre un très beau coucher de soleil, le club aura maintenant quatre paires de roller, quelques roues et des protections en pagaille (enfin pas mal !) . Avant même que nous puissions offrir ce matériel, Joelvis avait prévu un tshirt pour chacune, Christine a un polo rouge avec le Che sur la poitrine et moi un grand tshirt blanc avec le Che devant et au dos ! Je le porte tout le temps depuis ! Heureusement nous avions aussi un tshirt Planet roller pour lui et un pour sa femme !

C’est la journée parfaite !



Le soir nous dinons tous dans un paladar où se trouve un énorme ceiba http://fr.wikipedia.org/wiki/Ceiba derrière un mur (hélas, car je ne pourrais pas aller le toucher) son tronc est impressionnant. Les grillons crissent, les fleurs embaument, c’est beau, c’est notre dernier dîner tous ensemble.

Lundi matin départ en fanfare à 8h du matin ! Je récupère notre lessive, je ne donnerais plus ma lessive, je note plus tard une tache, est ce l’eau de javel ou cette tache serait restée de toutes façons ? Je ne le saurais jamais, de plus la lessive est très chère, 10 cuq pour quelques vêtements que je ne mettrais plus à Cuba ! La vie est devenue très chère à Cuba, le mot a été transmis à toutes les couches de la société que le touriste donnait de l’argent mais pas quelques sous avec lesquels « pauvres Cubains » se débrouillent depuis des lustres mais carrément 2 cuq (un cuq = quasiment un dollar américain) pour quelques gâteaux vendus dans la rue et réservés aux Cubains mais nous aussi nous voudrions les goûter (ils ne sont pas terribles d’ailleurs et ils ne valent surement pas le prix que nous avons payés) rassurons nous le vieux monsieur qui nous les a vendus passera deux mois d’abondance peut être !

Dans l’après midi nous retournons à la Havane. Il est 15 h lorsque nous arrivons l’estomac dans les talons. Et il pleut ! La Havane va en décevoir plus d’un. D’abord la pluie, les voitures polluantes en grand nombre et lancées à toute vitesse, l’argent commence à rentrer il faut montrer qu’on est plus puissant en voiture qu’à pieds ! Et puis le carburant c’est toujours cet affreux truc qui sort une fumée noire et malodorante et bien polluante, pas besoin d’être chimiste ni de faire des rapports pour le prouver ! Et le bruit, car toutes ces voitures c’est très bruyant. Nous cherchons un « sandwichs » sous la pluie au milieu des voitures pétaradantes ….. On ne trouve que des petits marchands de pains ou beignets qu’ils essaieront de nous vendre au prix fort. Soudain tout cela n’a pas de sens. Les maisons où nous sommes logés ne sont pas des palaces, où aller ? Ceux qui restent ici encore quelques jours regrettent soudain leur choix ! Ils voudraient partir avec ceux qui rentrent en France ce soir, on a beau leur dire que le temps va se lever et qu’il y a une multitude de choses passionnantes à faire dans une grande ville comme la Havane, ils ne sont pas convaincus, d’autant qu’ils sont presque tous malades, les moustiques, la glace, les tropiques ont eu raison de leur santé…………..

Après un déjeuner tardif dans le quartier chinois où nous les avons retrouvés ils partiront à l’aéroport accompagnés par nous qui restons à la Havane !

Nous allons dormir maintenant ! Et nous déplacer avec nos jambes, à pieds ou en roller nous irons où nous voulons ! Après un briefing qui ne convainc personne (je le déplore bien, car nous expliquons ce que nous allons faire mais chacun y va de son idée et au fond c’est très bien car nous recommandons à tous de faire des petits groupes car se déplacer dans une ville avec la pluie en prime, c’est ingérable à 18 ! Nous proposons l’Alliance Française car nous devons nous y rendre en priorité pour récupérer nos panneaux d’exposition.

Nos rendez vous sont pris, et nous faisons une rando en roller autour de la vieille ville « la Habana Vieja », le tour habituel avec Guillermo, en passant par la maison natale de José Marti et la gare des chemins de fer cubains !

A partir de maintenant chacun ira de son idée et les idées sont très bonnes. Des rando, des visites, la playa del este pour certains, d’autres sont malades et ne pourront en profiter c’est la vie dans la ville ! La Havane est une grande cité très fière de sa vie culturelle et intellectuelle, de nombreux artistes, musiciens, peintres, auteurs, y vivent et y travaillent. Cette année nous avons eu la chance de visiter l’ICAIC qui est le centre national de création cinématographique où travaille Guillermo. Je crois bien qu’il attendait depuis des années que nous lui demandions cette visite, ce n’est pas habituel de pouvoir faire ça et chaque année nous avions un programme rigide qui empêchait toute initiative un peu hors des sentiers battus !

Les travaux à la Havane ont magnifiquement avancés grâce au grand architecte en chef Eusebio Leal Spengler http://www.cubania.com/post/patrimo...

mais la ville n’est plus qu’un immense chantier, des rues qui permettaient une promenade dans la vieille ville sont maintenant obstruées par de nouveaux chantiers, des centres artisanaux sont fermés, des marchés d’art également car les restaurations envahissent toute la ville, ce qui est une excellente nouvelle ne facilite pas momentanément les visites et les flâneries dans cette ville romantique et historique !

Tout évolue à une vitesse surprenante dans cette ville surréaliste : les magasins se sont ouverts, les meilleurs : le parfumeur qui propose des parfums cubains et à cette occasion j’apprends que le parfum était une des spécialités de Cuba, Christine m’a offert une bouteille que j’aime autant que le ............N°5 par exemple ! Mais ces commerces ne sont pas tous aussi exhaltants, un très grand centre commercial a ouvert ses portes au nord de la Havane (en ville) mais ce commerce là n’a plus rien d’excitant, sur plusieurs étages en colimaçon, des échoppes vues et revues partout dans le monde, une acoustique horrible et le défilés des obèses qui affectionnent ce genre de commerce .... partout dans le monde !

Cédric et Joël proposent des randonnées que je regrette de ne pas avoir faites avec eux car le trajet est vraiment adapté, ils ont des initiatives vraiment sympa, c’est une excellente nouvelle aussi car avec Christine nous avons encore rendez vous avec notre ami André de Ubeda le directeur de l’Alliance Française de la Havane, Alliance qui fonctionne de façon tout à fait incroyable, les cours y sont quasiment gratuits et c’est la seule alliance Française au monde à réaliser cette offre. Nous y rencontrons Mario L un musicien qui a fait le concours de langue française, il est en retard pour remettre son œuvre, nous la posterons à Paris.

Nous rencontrons aussi deux jeunes cubains, Pierre et Alexandre (ils ont « francisé » leurs prénoms !) ils parlent un excellent français, nous discutons un moment avec eux et nous devons nous retrouver au musée du Chocolat dans la Habana Vieja, nous serons en retard et le musée est fermé !

A La Havane, nous habitons chez Maira et Enrique, on en peut imaginer personnes plus sympathiques et attentionnées ! Maira nous fait une cuisine délicieuse et le reste du temps elle le passe à rire au téléphone avec ses copines !! Les nuits sont étouffantes, grande ville oblige, nos hôtes ont quelques chats dans le garage sous notre petite fenêtre, la nuit les chats se battent et c’est la jungle !

Mais ces journées havanaises sont racontées dans le désordre, il y a une raison, une partie du groupe est rentrée à Paris nous avons vu, mais une autre partie est restée à Trinidad, et bientôt ils reviennent, nous essayons de nous coordonner pour les voir, leur souhaiter la bienvenue ici à la Havane ! Mais déjà une autre partie repart, ils sont 13 tassés dans un taxi qui ressemble à un film de Tomàs Gutiérrez Alea ! http://fr.wikipedia.org/wiki/Tom%C3... voici quelques minutes du remarquable « muerta de un burocrata » très frustrant de ne voir que ce début prometteur où nous pouvons noter une fois de plus le décor d’un film cubain : le cimetière de Colon ! Ou, car ce cimetière est situé devant l’ICAIC ? L’Institut du cinéma (regardez bien le générique) et ainsi un décor qui servira encore, voir et revoir les films cubains ! mais aussi « Viridina » , « le chien andalou », « l’ange exterminateur » … de Luis Bunuel, le maitre incontesté de cette école de cinéma http://www.veoh.com/watch/v1429723n...

Nous avons donc visité le très beau cimetière de Colon, les anges en marbre blanc qui veillent sur les familles cubaines, les sculpteurs travaillent à restaurer et le cimetière est très beau. La maman de Guillermo me dit quand même que sa famille a perdu la concession au moment de la Révolution. Oui cette révolution à Cuba, issue de notre révolution Française, a fait aussi les ravages que toute révolution peut faire. Comme Goethe préférons l’Evolution à la Révolution, mais tout le monde n’est pas Goethe !

Ah oui je vous racontais mes journées cubaines de 2011 … eh bien c’est fini pour cette fois, nous sommes repartis par le même avion Iliouchine, les cégétistes s’étaient calmés sur « ordre » de leur hiérarchie sans doute mais aussi sous la pression des « autres », les voyageurs que nous sommes et qui revenons vers nos contrées nuageuses pour reprendre le travail jusqu’à la prochaine escapade à Cuba ou ailleurs ! Restez bien connectés car nous avons déjà programmé le prochain voyage à Cuba et cette fois nous irons à l’île de la jeunesse, mais en novembre 2012…. A suivre queridos companieros !



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