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CALIFORNIE 2014

Un voyage en Californie avec Planet Roller pour Halloween 2014 !

Vol Air France départ 10h30 de Paris et arrivée 13h05 à Los Angeles le même jour, accueil de Chris avec le van Installation à notre hôtel Comfort Inn 2717 west Sunset Boulevard et découverte « hanging around » de LA

ça c’est ce qui était prévu ! Mais on en est pas si loin ! Donc nous partons à l’heure dans un magnifique gros gros avion nouveau de la flotte Air France … non ? En fait je ne connais rien aux avions de lignes, celui-ci était si gros qu’il avait deux étages et un nombre impressionnant de passagers. En outre on y est très bien, il ne bouge quasiment pas, il n’y a pas beaucoup de bruit (sauf s’il y a un bébé qui pleure mais ça n’a rien à voir ) et nous ne sommes pas si éloignés les uns des autres, en un mot le vol se passe très bien !

A l’arrivée à Los Angeles, il fait beau et à peine je me retourne que je suis dans les bras de Chris et c’est bien rassurant, il est là, au soleil de LA, avec son sourire et ses rollers ! Mais nous attendons une heure les shuttles prévus pour nous …....... Puis ces shuttles nous déposent à un autre hôtel du même nom, mais à l’autre bout de Sunset boulevard, il fait beau, il y a beaucoup de circulation, on est à LA !!! enfin nous pouvons nous installer dans nos chambres de l’hôtel Comfort inn sur sunset Bd, l’hôtel est en travaux et on entre par le parking. Bruno alias le Che , Pierre Henri alias PH, Chris et moi , nous partons alors chercher le van et la remorque ! Et cela va nous prendre jusqu’à la nuit, nous mangeons des burritos avant de rejoindre les autres dans un restaurant sympa et hipster à côté de notre hôtel ! Chris m’a expliqué que notre quartier est hipster ! Première nuit réparatrice.

Le lendemain matin nous partons pour San Francisco par la 101 qui est l’autoroute directe afin d’arriver au plus vite, l’aventure commence. Après avoir quitté LA nous avons l’impression d’être dans un western ou dans un clip des Doors, entourés par les collines jaunes, le ciel bleu vif et les camions magnifiques qui nous doublent. Vers 14h nous nous arrêtons pour déjeuner dans un de ces restaurants américains qui servent des plats gigantesques enregistrés par une serveuse aimable et prête à changer chaque partie du menu le carnet à la main . Ce sera notre première gastronomie américaine mais ça plaît. Nous reprenons la route, croisons une prairie immense sèche et terne envahie par les bœufs qui seront les hamburgers de demain ! L’odeur est insoutenable. Le paysage change sans s’améliorer. Nous avons vu le plus beau mais le nuit tombe au moment où nous nous apercevons que l’hôtel dans lequel nous résiderons à San Francisco se trouve à 40 km de la ville et s’appelle « aéroport …. ce qui confirme son emplacement. La déception est grande pourtant il fait nuit, nous sommes fatigués et demain nous changerons bien sûr ! Ce qui arrive après téléphone en France, beaucoup de bruit pour rien. Pourtant dans mon emportement je pars droit devant moi dans le paysage nocturne et entouré de routes sans arrêt parcourues par les voitures... je n’irai pas loin, mais je trouve immédiatement de quoi ravir mon esprit avide d’images : une maison abandonnée ! The hunter house, est bien fermée mais son charme vénéneux de maison décor de films d’épouvante est bien réel, je me réjouis de la contourner avant d’aller dormir pour aborder notre suite d’aventures !

En effet le matin nous envoie encore son beau soleil, nous aurons un temps splendide tous les jours ! Sauf un, mais c’est après demain …. Nous reprenons la route pour notre vrai hôtel californien sur Lombard street !

L’arrivée dans San Francisco de jour est tellement plus intéressante de jour ! Nous allons vite nous installer, nous sommes au surf motel où Emilie nous a trouvé de la place. Il est « roots ». Ce n’est pas déplaisant, et le jeune homme vaguement chinois qui nous accueille est super aimable. Il y a une chambre fumeur car sinon l’hôtel est plein, donc nous la prenons Christine et moi. Je ne savais pas qu’il y avait encore des chambres fumeur au monde ! Ça ne change pas beaucoup, c’est un peu plus « crad » ; trace de cigarettes éteintes dans le lavabo, odeur de renfermé mais pas tellement plus que dans moult chambres où nous sommes entrées et où il fallait immédiatement aérer car cela n’avait pas été fait depuis belle lurette sans doute ! Le jeune Chinois me prête sa bombe désodorisante à la mandarine pour contrer l’odeur éventuelle, mais il faut lui rendre sa bombe !! dans ma confiance je la laisse sur la table... et le soir je constate la disparition de la bombe, soudain un doute : et si le personnel se tire dans les pattes ? Il n’en est rien et je serai rassurée là-dessus avant notre départ !

A présent nous avons un programme d’enfer : aller en roller jusqu’au Golden gate Bridge, les rues charmantes sont parfaitement plates et quasiment désertes, les maisons sont décorées pour Halloween, immenses toiles d’araignées et lutins pernicieux ! Araignées géantes aussi, sorcières ricanantes, les habitants n’ont pas lésiné ! C’est un vrai parcours train fantôme mais de jour.



La balade se prolonge sur le front de mer qui est aménagé pour la circonstance, nombreux sont les joggers et les cyclistes, et nous en rollers !



Puis après un partage du groupe « c’est par là ? Non par là ! » on se retrouve à l’entrée du pont, un des plus fameux du monde, avec ses colonnes rouges perdues dans la brume.

L’emprunter à pieds, marcher sur ce pont qui sépare l’océan pacifique de la baie de San Francisco, contempler de haut les environs de cette place forte désertée, puis aller jusqu’à Sausalito, il est déjà 16h lorsqu’on trouve enfin un restaurant pour le déjeuner ! C’est un italien très agréable où nous mangeons très bien avant de repartir chercher le bateau qui nous ramène à San Francisco pour la rando ce soir avec D. et les Midnights rollers ! Ce sera un très beau retour dans la baie avec le coucher de soleil juste au milieu du pont lorsque nous le voyons au loin ! Pour la rando c’est la course mais nous sommes attendus et cette rando est splendide ! Toujours le même parcours, mais il me semble plus facile, D. célèbre l’anniversaire de notre Pierre Henri qui a 34 ans aujourd’hui ! Les midnights rollers font les exploits sur l’escalier roulant au bas de Powell et Market street en surveillant bien qu’il n’y a pas de flics à l’horizon (c’est le même manège depuis des années ! tordant) et D. entame une danse en hommage à Mickael Jackson à Union square ! It’s awesome ! (en français : c’est génial !)



Samedi matin nous allons à Muir Woods. Les grands séquoias protégés par John Muir en leur temps, il obtient du Gouvernement américain la protection et le classement de ce site spectaculaire et pour nous une belle promenade de santé dans la nature après la rando dans San Francisco un peu envahi de fumées nocives....



c’est ce samedi qui sera marqué d’un peu de mauvais temps, puis de pluie en allant sur la Napa Valley comme prévu. Mais Napa est loin et il est déjà tard et surtout nous avons faim et tout semble fermé ici ! La petite église de Napa semble être en chocolat blanc ourlé de chocolat noir ! Nous trouvons le seul restaurant qui nous servira une nourriture bien américaine, couleur locale mais bien moins pire que dans mon souvenir ! Et puis toujours cette gentillesse , cette amabilité, ce sourire et cet accueil (que je ne connais plus en France … peut être vous mais pas moi !) Nous n’avons pas le temps d’aller jusqu’à Calistoga et puis le temps est triste alors nous faisons demi tour non sans s’arrêter dans un « château » dégustation ! Il n’en sera rien, trop cher et finalement nous sommes à San Francisco assez rapidement, la nuit est tombée, le Baybridge est illuminé, c’est magnifique. Hier soir après la rando, Lainie, l’adorable qui se souvient de moi 15 ans après, m’a expliqué que c’est un artiste qui a réalisé cet éclairage féerique, un travail d’artiste mais surtout aussi un travail colossal ; installer tous ces leds sur ce pont gigantesque !

Le dimanche matin le soleil est revenu haut et fort, nous prenons le van à nos risques et périls car comment se garer à San Francisco.... et bien très facilement le dimanche, il y a un parking gratuit ce qui nous est confirmé par la famille qui se gare en même temps, juste à une entrée secrète du Golden gate park !

On chausse et on y va ! Il est tôt encore et les rollers se sont pas encore là. J’emmène un petit groupe jusqu’à la mer, l’Océan Pacifique au bout du park, on voit les bisons au passage et beaucoup d’arbres superbes, la mini rando compte 10 km aller retour, les voitures sont au pas et nous laissent toujours passer joyeusement. Nous rejoignons le groupe des rollers qui dansent tout l’après midi, ils sont tous déguisés magnifiquement, maquillés, masqués... Ralph est en loup scintillant et Lainie en panthère décolletée ! Il y a aussi Catherine en pirate, elle est française et san franciscaine depuis des années ! D. a une perruque blanche impressionnante, et un costume de sappeur orné de chaînes en or, il discute en fumant avec un ami dans une petite allée en face d’un écureuil dont je m’approche précautionneusement, j’ai peur qu’il s’échappe et je voudrais le photographier, mais il reste calme et lorsqu’un autre patineur passe en criant il est toujours là, stoïque, j’ai compris il est quasiment apprivoisé ! D . confirme c’est un de ses amis.... !



Dans notre séjour san franciscain nous n’aurons pas été à l’église des huit roues « Church of eight wheels » …. une église désaffectée que D. a récupérée et aménagé en dancefloor pour les rollers. Il fallait y aller hier soir, le samedi c’est la fiesta, mais nous étions vraiment trop fatigués hier et ce soir il n’y a pas fiesta ! Il faudra vraiment revenir ! A la place nous arpentons Haight Ashbury et ses boutiques vintage. Christine s’achète une chemise plus excentrique tu meurs et moi des lunettes de soleil qui enfin nous plaisent ….tout ça après avoir dîné dans un restaurant sympathique vers Castro que nous ne visiterons pas encore cette fois ci car il fait nuit maintenant…. nous y sommes servis par un jeune Français qui travaille à San Francisco, super sympa et on mange encore sacrément bien !



Lundi matin nous partons pour San José et la maison hantée (eh oui d’après le guide elle est toujours hantée !) de Sarah Winchester ! San José n’est pas loin et nous arrivons vite à notre hôtel qui est vraiment grand luxe. Cette fois nous sommes dans la catégorie au dessus, immense chambre confortable et salle de bains itou, je resterai même ce soir à en profiter tandis que le groupe va au bowling local ! American way of life !

Sarah Winchester n’est pas l’héritière de la famille Winchester, c’est son mari le Winchester, et elle a eu une fille avec lui, le mari et la fille sont décédés et Sarah reste seule et inconsolable.Son histoire est passionnante et loin de ce que j’imaginais. Elle hérite toutefois d’une fortune colossale et fait construire cette maison sur les conseils de son mage car elle se sent poursuivie par les âmes défuntes de sa fille et de son mari pour commencer mais aussi de tous ces pauvres hères qui se sont fait shootés par les carabines Winchester. La maison a subit le tremblement de terre de 1906 et y a perdu un étage. Les photos de la maison « avant » vous glacent le sang ! Une vraie maison de films d’horreur surtout qu’elles sont en noir et blanc ! A présent la maison est repeinte et presque gaie, ne serait-ce cette architecture invraisemblable issue de l’esprit un peu diabolique de la patronne …. je me trompe ? Elle imagine des recoins, des endroits où l’on ne passe que d’un côté, on n’en ressort pas... des placards qui s’ouvrent sur un mur ou sur une enfilade de pièces.... et elle vivait seule là dedans tout de même entourée d’une vingtaine de serviteurs payés le double des salaires en vogue à l’époque mais dévoués corps et âme ! Elle est irascible, vire les contrevenants et toutes personnes qui n’exécuterait pas ses ordres à la lettre, aussi farfelus soient-ils ! A la fin de sa vie elle est en fauteuil roulant et se déplace dans ce dédale aménagé à sa taille, escaliers minuscules, portes d’un mètre quarante de haut … mais les Winchester n’ont pas fait que des armes (fort heureusement pour le repos de leurs âmes ?) ils ont fait des …. patins à roulettes ! Des roulements et des platines !



Voilà qui nous passionne, et qui est présenté dans un mini musée avec d’autres objets remarquables et non violents : outils de travail, machines à sous ... Du temps de sa construction cette maison était entourée de bois et vergers et de champs, à présent elle est au milieu de la ville, sur l’avenue … Winchester !

Le lendemain matin le petit déjeuner est somptueux à l’avenant de cet hôtel !

Mais nous ne traînons pas , nous allons rejoindre Monterrey, non loin de Salinas, la ville de John Steinbeck et la capitale de la laitue ! A Monterrey il y a cannery row, du nom d’un roman émouvant de ce grand écrivain prix Nobel ! Cannery row c’est l’alignement des usines où l’on fabrique des conserves. Et sur cet alignement Forrest Gump s’est arrêté ! …..



mais avant d’y arriver nous faisons une halte sur la plage et hop un bain dans les vagues du pacifique, ça n’arrive pas tous les jours ! Puis l’installation au Comfort inn de Monterrey, très confortable. Puis nous partons en visite des environs, la visite de Carmel, ses jolis boutiques, sa plage sublime. Je déjeune avec les twin sisters (Sarah et Danielle, nous les appelons comme ça au cours du voyage) et Christine dans une pâtisserie old fashion, american style, c’est très agréable, une soupe et salade qui me font remettre mes opinions défavorables à l’égard de la nourriture en Amérique !

Le soir tombe vite et amène un vent frais qui m’empêchera de me rebaigner. Tant pis nous allons faire deux heures de roller sur la piste cyclable et si nous l’avions vue plus tôt cette piste nous y aurions passé plus de temps car elle est très agréable et longue, mais il fait bientôt nuit et c’est le retour à l’hôtel à la recherche d’un restaurant et on devrait faire fissa car finalement en Californie vers 21h tout est déjà fermé ! Nous nous retrouverons tous sur cannery row à côté du banc de Forrest Gump ! Et ce sera encore délicieux !

Mercredi 29 octobre 2014 nous quittons notre hôtel dès que possible car nous avons rendez vous à 14h environ à Hearst Castle et ce n’est pas tout près ! Nous parcourons donc notre magnifique route 1 un peu vite. Auparavant nous faisons le tour de Point Lobos , au moins voir ça et marcher un peu avant de rester enfermés dans le van, car pas moyen de faire du roller maintenant sur la 1, elle est neuve et bien refaite et très très belle, paysage grandiose mais voitures sans arrêt . C’est une route touristique à présent classée avec le parc naturel alentour de Big Sur et cela attire les touristes en nombre. De plus il n’y a pas de shoulder (autrement dit de bas côtés) malgré un grand nombre de vélos qui l’empruntent (à route touristique …) L’essence y est vraiment plus chère que dans toutes autres stations où nous nous sommes arrêtés mais pas de regret car notre stop gazoline a lieu au River inn, ce merveilleux hôtel dans la nature le long de la rivière où nous nous étions arrêtés pour la nuit lors du premier voyage en novembre 1999.



Nous arrivons à temps à Hearst castle, l’invraisemblable domaine construit et aménagé par William Randolph Hearst dont l’excentricité donna l’inspiration du personnage de Citizen Kane à Orson Wells. William Hearst fit venir d’Europe des éléments de château, et reconstitua salles de bal, salons et salle à manger et moultes pièces aménagées avec mobilier européen de tous styles. Ainsi que piscines intérieures et extérieures. La plus grandiose la belle extérieure est vide en ce moment pour cause de manque d’eau en Californie … il fallait bien que ça arrive un jour …) sans compter que ce domaine est situé dans un quasi désert alors pour y amener l’eau c’est encore une de ces excentricités dont les Américains ont le secret …. mais la piscine romaine est toujours aussi belle avec son carrelage bleu roi agrémenté de quelques mosaïques dorées. En photographiant Christine je pose mes lunettes de soleil achetées à Haight Asbury il y a deux jours sur un rebord... je ne les retrouverai jamais malgré nos efforts pour déplacer les gardiens donc je reviendrai à Big Sur.... ?

Le soleil se couche sur le Pacifique, nous attendons notre van que le Che est parti chercher pour nous emmener à Morro Bay notre prochaine étape. Le paysage est celui que Jack Kerrouac contemplait, les plages avec des otaries qui discutent en langage otarie c’est-à-dire en piaillant à qui mieux mieux, et le crépuscule rouge feu qui se fond dans l’océan....perfection !

A Morro Bay nous sommes au Best western et tout y est très très bien, surtout le spa où je me jette dès que possible avec Thierry et Murielle ! Ensuite je suis toute ramollie et je laisse hypocritement Christine faire la lessive … il faut aller dans un autre hôtel où se trouve la « laundry » …. et les machines américaines sèchent le linge en … une heure … et encore il est tout humide ! Il fait tout noir et je ne vois pas le rocher, le fameux rocher de Morro Bay, il est pourtant juste en face de notre hôtel, nous le découvrons au petit matin ainsi que le musée du Skate qui ravit Christine qui y laisse des « dons » ; les livres sur le roller et le skate du musée du sport de Paris seront remis au directeur de ce petit musée par l’intermédiaire d’une jolie jeune fille maquillée à outrance dès le matin et qui se tient là à écouter son ipod en attendant, elle est charmante et nous lui expliquons notre mission de dons et de promotion du roller.



Plus tard Christine recevra un mail en réponse au sien, de la part de ce directeur très heureux de notre visite et de ce don précieux pour son petit musée ! Tout cela sera raconté et bien expliqué à notre historien du roller au retour. Sam Niezwieski notre seul historien français, qui était venu avec nous en 1999.

A cette époque il y avait un gymnase à Morro Bay où l’on pouvait patiner et tout y était prévu pour faire des compétitions de roller selon des lignes sophistiquées tracées au sol. Ce gymnase a disparu depuis comme nous l’a expliqué la jolie jeune fille maquillée, elle y allait pourtant encore dans son enfance …. quand nous sommes passés quinze ans auparavant ? ….

Le voyage avance, notre prochaine étape sera le wigwam sur la route 66 ! C’est à San Bernardino et c’est pas la porte à côté ! Nous allons passés par Santa Barbara. Après deux heures de route nous nous arrêtons sur une plage pour grignoter un morceau, il y fait du vent et une partie du groupe est impatiente de rouler. Ils chaussent et partent sur la piste qui s’amorce ici . Le reste du groupe repart en van jusqu’au parking que je reconnais, j’ai des photos de notre groupe de 99 entrain de chausser là. Le train Amtrak passe juste de l’autre côté de la route de front de mer et en entendant sa sirène nous nous précipitons avec Sarah ! Il y a des trains ! Le temps est soso.... nous restons sur la jetée à déambuler au milieu des pélicans et autres oiseaux de mer, regardons les pêcheurs qui se disputent les proies avec des otaries drôles et futées. Puis nous restons un moment à discuter avec un de ces beatniks qui hantent la Californie mais celui-ci est français et de Marseille. Il vit bien ici, sans papiers depuis environ 20 ans mais à l’aise, il fait de la peinture chez les gens, personne ne lui demande quoique ce soit ! Il nous dit toutefois que ses copains porto ricains ou basanés, eux sont souvent contrôlés. Sa conversation est intéressante et nous en profitons jusqu’à l’arrivée des autres qui nous rejoignent en roller. Il y a un skatepark juste là, aucun tag, aucun graf, le béton brut !! un peu tristounet mais animé par les pointures locales !

Il faut repartir, encore deux bonnes heures avant d’être à notre étape. Ce sera embouteillages et retards sur des routes à cinq voies.... que de voitures !! que de lumières fascinantes ! Nous arrivons enfin et nous apercevons les tentes en béton jaunes installées en arc de cercle autour d’une pelouse qui représentent le wigwam.



L’indienne qui nous accueille (pas terrible l’accueil) n’est pas une squaw ! Il y a tromperie ? C’est une Indienne certes, mais de l’Inde ! Et son mari aussi ! Il manque une chambre, les lits sont petits, il fait déjà nuit, des camions passent sans cesse dans un barrouf d’enfer …. pourtant nous dormirons bien, l’endroit est drôle, fréquenté par des motards, des routards, des familles métis dans des voitures américaines anciennes encore... au petit matin nous prendrons des photos ! Mais ce soir pour dîner c’est encore la course au seul endroit ouvert. Foin du drive in juste à côté, un automobiliste qui attend nous explique que nous ne serons pas servi si nous sommes à pieds ! Au fond c’est mieux car s’expliquer avec l’obèse qui parle avec un accent impossible à travers un micro perché ….. pas pour nous.... on pousse jusqu’au prochain où ce sera un sandwich club très bon servi par un personnel attentif et qui nous permet de rester finir notre dîner après que la fermeture aurait eu lieu ! Toujours le client roi en Amérique !

La route 66 c’est Santa Monica. Je m’aperçois que donc, je la connaissais ! Pour retourner à notre hôtel à LA sur sunset boulevard c’est tout droit sur la 66 ! mais on bifurquera bientôt après des votes truqués pour aller plus vite par des routes de travers indiquées par le GPS …. au Comfort inn de Los Angeles, on connaît. Tout nous semble facile maintenant. Mais Christopher doit partir en Suisse ce soir même, son papa est au plus mal ! Notre promenade nature n’aura pas lieu. Un programme s’improvise. Facile : temps libre ! Tout le monde est content. D’abord nous retrouvons Chris pour rendre la pièce du van qui attachait la remorque, nous rendons la remorque, je quitte Chris avec émotion, et nous partons pour la rando alors que la pluie menace. Cette rando sera merveilleuse. Le van est bien garé et nous retrouvons les rollers et Dan qui me connaît par l’intermédiaire de Tanya qui vient d’Israël et que j’ai vue à Pari roller il y a deux semaines !

Dan nous fait visiter Santa Monica toute illuminée pour Halloween.



Tous les rollers sont déguisés et mon groupe aussi a fait des efforts d’imagination extraordinaire. Je suis fière d’eux ! Nous paradons au milieu des groupes joyeux et dans des rues où les maisons sont décorées façon Hollywood ! C’est tout simplement incroyable, les décors que ces propriétaires, souvent travaillant dans les studios, ont imaginés. Chaque maison est un décor de film à grand spectacle ! Les illuminations, les mannequins de personnages grotesques et effrayants, les araignées encore, tout contribue à l’émerveillement ! Hollywood quoi ! Il n’est que 22h et Dan imagine une suite de parcours sur Venice beach ! Nous arrivons sur Venice en roller, tout est illuminé, partout tout le monde est dehors, joyeux et déguisé ! Nous revenons par la fameuse promenade déserte à cette ci, de la plage. En remontant il y a quand même des homeless à Santa Monica.....nous les croisons ils sont dans des tentes mais beaucoup n’ont que leurs sacs de couchage.... A peine la rando terminée et revenus au van, une pluie torrentielle s’abat sur Los Angeles où il n’a pas plu depuis 2 ans !!! c’est impressionnant, une vraie pluie tropicale avec l’eau qui ruisselle partout sur la chaussée ! Il pleut comme ça presque toute la nuit ! Le lendemain le soleil est revenu et chacun part faire son temps libre sauf les sisters Christine et moi car nous allons rendre le van ! Auparavant nous allons jusqu’à la gare de Los Angeles down town . Depuis le temps que je veux la voir et savoir ce qu’il en est des trains et autres transports en commun dans ce pays où chacun a sa voiture sous peine de passer pour un …..rien du tout ? C’est tout le contraire, la gare est une splendeur qui devrait être classée car elle date des années 30, le mobilier et les carrelages art déco sont remarquables, le cireur de chaussures comme dans les films est présent. Je me gargarise de ce décor émouvant et nous prenons les prospectus des horaires. Le prétexte est le départ de Christine pour San Diego où elle a une amie pas vue depuis 20 ans !

Elle ira après avoir rendu le van. Nous rentrons en bus local après avoir croisé la maison de Kermit la grenouille, the Jim Hansen studios non loin d’Hollywood boulevard. Les sisters restent là pour jouer les stars dans le quartier, Christine ira prendre son train pour San Diego et moi je vais rejoindre mon amie Ruth ! Je passe avec Ruth une vraie soirée los angelessienne ! Je visite LA Down town et son architecture sensationnelle ! Le métro qui ressemble à une galerie d’art ! Et des jeunes qui en sortent tout maquillés en têtes de mort. Ruth leur demande ce qui se passe et nous arrivons ainsi à une fête qui a lieu dans un parc. C’est une première. Cette fête n’avait pas lieu auparavant, elle est animée par les populations latinos du quartier auxquelles se mêlent joyeusement les WASP alias les Blancs descendants d’Irlandais par exemple, les enfants jouent ensemble, la musique bat son plein, nous mangeons un plat mexicain délicieux, et nous admirons des hôtels en fleurs et fruits construits pour cette fête des morts ! Ruth se réjouit de cette initiative qui mixte les populations du quartier et je suis fière de participer à un événement typiquement local , une première de plus ! Nous rentrons avec « uber » le taxi qui arrive avant que l’on ait fini de l’appeler ! Incroyable ! En plus c’est un beau gosse qui conduit ! Mais quand il me parle je ne comprends rien à son accent ! Avec Ruth c’est facile elle parle un américain correct et distinct !

Et voilà, le séjour est terminé. Christine revient en voiture avec sa copine de San Diego le lendemain matin, elle explose de bonheur ! C’est cool ! J’avais retenu deux shuttles pour aller à l’aéroport. Ils arrivent, ce sont des Guatémaltèques. Ils sont petits et trapus et me demanderont 38 USD de pourboires … les chiens ! En plus notre chauffeur voulait m ’épouser …. ! je rêve !

On attend à l’aéroport mais on y est bien. Il est magnifique, et lorsque nous montons enfin dans l’avion c’est sans trop de regret avec tous ces souvenirs. Maintenant à Paris où il fait nettement plus froid je me remets à mes projets. Planet Roller va continuer à vous emmener à travers le monde, cette année 2015 nous devrions aller : dans l’ordre dans le temps d’abord en Haïti, peut être en Albanie, à Belle île bien sûr pour notre week end annuel, et en Thaïlande.



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